RDC

F. Tshisekedi : retour sous escorte policière

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Le retour de Félix Tshisekedi et la rentrée scolaire sont les deux principaux sujets qu’abordent les médias congolais lundi 4 septembre.
 
Après l’annulation du meeting du Rassemblement, son président, Félix Tshisekedi est rentré sous escorte policière. Le Potentiel reprend ce sujet à la une et note que «Kinshasa a ressemblé dimanche à une ville en état de siège».

Un déploiement des policiers a été visible de l’aéroport international de N’Djili jusqu’à la permanence de l’UDPS, à la 12ème rue Limete, remarque le journal qui croit savoir que la police redoutait que les militants et sympathisants du Rassemblement fassent réservent un accueil triomphal à Félix Tshisekedi, président du Rassemblement, après son périple euro-américain.

Ce qui fait dire au quotidien Le Potentiel que le Rassemblement fait peur. En empêchant d’un côté le Rassemblement de tenir son meeting, et de l’autre, Félix Tshisekedi de communier avec son public, le pouvoir est tombé dans le piège. En lieu et place d’affaiblir le Rassemblement, il l’a, au contraire, requinqué dans sa détermination à ne ménager aucun effort pour le triomphe de la démocratie, analyse le tabloïd.

A l’aéroport international de N’djili, une forte présence policière a été constatée, relaie Actualité.cd, qui relate que le même dispositif sécuritaire a été déployé autour de la résidence de Tshisekedi, et aux environs du siège de l’UDPS.

«Au moins 15 jeeps de la police déployées pour l’occasion. De l’aéroport de Ndjili où le régulier d’Ethiopian Airlines a atterri à 13 heures, la Police a empêché tout attroupement. A certains endroits, du gaz lacrymogène a été même utilisé pour disperser les militants», précise le média en ligne.

Le Phare commente aussi le retour de Félix Tshisekedi et conclut que le président du Rassemblement a tout simplement été «pris en otage par une escouade d’éléments de la police et des services de sécurité, qui l’ont par la suite escorté, contre sa volonté, jusqu’à résidence de son père, sur la rue Pétunias, à Limete».

Les militants ont été dispersés par la police et interdits de se tenir le long du parcours qu’allait emprunter son cortège. Des journalistes qui tenaient à couvrir le retour de Félix Tshisekedi à Kinshasa, ont été pourchassés comme des chiens galeux et dispersés à leur tour, raconte le journal.

Le calvaire de Félix Tshisekedi rappelle les coups fourrés donnés jadis à son regretté père, sous le régime de Mobutu comme sous celui de Joseph Kabila, pour l’empêcher de communier avec sa base, à Kinshasa, après un voyage à l’extérieur ou à l’intérieur du pays et même pour boucler une campagne électorale, déplore le quotidien.

«La police note aucun incident», reprend à la une Politico.cd.

La police nationale congolaise dit avoir  mené sans incident l’escorte de Félix Antoine Tshisekedi, président du Rassemblement de l’opposition congolaise revenu d’une tournée européenne dimanche.

«Le cortège de Félix Tshisekedi est bien arrivé à son domicile sous l’escorte de la police. Aucun incident n’a été déploré», a dit à Politico.cd le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police nationale Congolaise.

Rentrée scolaire 2017-2018

La rentrée scolaire est confirmée pour ce lundi 4 septembre et sera lancée à Kolwezi, dans le Lualaba, annonce Dépeche.cd.

Le média indique toutes les dispositions sont prises du côté du gouvernement pour que cette rentrée soit effective sur toute l’étendue du territoire national.

Le débat autour de la grève des enseignants n’est plus d’actualité parce que  le gouvernement et la délégation syndicale de l’EPSP ont signé un protocole d’accord. Il n’y a donc plus de spéculation, les parents peuvent envoyer les enfants à l’école, avance Dépeche.cd. Selon le média, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta a aussi confirmé la rentrée. Le Secrétaire Général à l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel a effectué une descente dans des écoles de la capitale pour se rassurer que les écoles sont bel et bien prêtes pour accueillir les élèves.

C’est une reprise de la craie contre respect d’engagement, avance pour sa part Zoom-eco.net. Selon ce média, l’Intersyndicale de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP) a appelé les enseignants à reprendre les cours et aux parents à envoyer leurs enfants à l’école ce lundi 4 septembre 2017. Cela fait suite à l’accord trouvé au terme d’âpres négociations avec le gouvernement.

Zoom-eco.net dévoile les termes de cet accord qui prévoient le réajustement, au-delà de 20 000 CDF octroyés à tous les fonctionnaires et agents de l’Etat dès le mois d’août 2017, la paie complémentaire de 10 000 FC par mois par enseignant. Cependant, ces 10 000 Fc seront payés en deux temps.

Dans cet accord, le gouvernement s’engage aussi à prendre en charge 5 000 enseignants non payés dès la paie du mois d’août 2017. Les restants seront payés au terme de l’identification qui sera faite en septembre par la Commission mise en place par la Commission paritaire Banc Syndical-Gouvernement.

A Matadi, il n’y aura pas de rentrée scolaire ce lundi 4 septembre, renseigne Pendant que les chefs de sous-divisions urbaines de l’EPSP Matadi 1 et 2 s’étaient réunis avec les chefs d’établissements scolaires pour préparer une rentrée des classes réussie et apaisée le 4 septembre 2017, la synergie des syndicats des enseignants de leur côté ont boycotté ladite rentrée sur l’ensemble de la ville de Matadi, note le site internet, qui indique que le gouvernement n’a pas respecté ses engagements et n’a trouvé aucune solution à leurs revendications.

C’est une rentrée scolaire mouvementé ce lundi. Une situation qui est devenu «un rituel habituel», analyse Forum des As.

Depuis quelques années, jamais, une rentrée scolaire n’a eu lieu sans la moindre dissonance. Tantôt, ce sont des plaintes des parents qui déclarent ne pas être prêts pour la rentrée. Tantôt, ce sont des enseignants, via leurs syndicats qui brandissent la grève ! Des parents d’élèves ne sont pas prêts le jour de la rentrée. Il manque de souliers ou des cahiers. Il reste à acheter des uniformes ou il faut encore chercher des frais de scolarité, fait remarquer le journal. Certains élèves sont habitués à sécher les cours le premier jour voire la première semaine de la rentrée. Aujourd’hui, il n’y a pas de raison de penser qu’on va déroger à cette pratique, conclut le tabloïd.

 

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