Décès d’une adolescente sud-africaine: la belle-mère était jalouse

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Belle-mère et belle-fille étaient à couteaux tirés. Marie Magdalena Vosloo, accusée provisoirement de l’assassinat de sa belle-fille Mundolene Vosloo, 17 ans, n’appréciait guère que cette dernière soit proche de son père. Ce serait la raison principale qui aurait conduit au drame survenu à l’hôtel Riu Creole, au Morne, mercredi soir.

La mère biologique de l’adolescente est, elle, arrivée à Maurice, le vendredi 7 octobre. Les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de Rivière-Noire ont pris sa déposition à son hôtel, en présence de ses avocats.

Il n’a fallu que 24 heures pour que les vacances de cette famille sud-africaine tournent mal à Maurice. Dans sa déposition jeudi, à la recording room des district headquarters de Rose-Hill, Marie Magdalena Vosloo, 39 ans, a fait le récit des événements survenus mercredi. Elle relate qu’elle était contre l’idée que l’adolescente l’accompagne à Maurice. La situation se serait envenimée au bord de la piscine de l’hôtel. Elle avait demandé à Mundolene d’apporter cinq serviettes pour la famille, mais cette dernière n’en avait apporté que trois. Une dispute s’est ensuivie et elle aurait lancé un verre à l’adolescente. Témoin de la scène, le père de la victime, Mike Vosloo, a expliqué dans sa déposition qu’il a demandé à son épouse d’arrêter de faire le «show».

Coups de poing

Marie Magdalena Vosloo devait alors regagner leur chambre. Mais en fin d’après-midi, une autre dispute aurait éclaté entre sa belle-fille et elle. Celle-ci tournait autour de l’utilisation de la salle de bains. Selon la version de Mike Vosloo, son épouse n’arrêtait pas de crier. Le drame se serait produit quelques instants après qu’il a quitté la chambre. La suspecte a indiqué que lorsqu’elle se trouvait à proximité du couloir de la cuisine de l’hôtel, l’adolescente lui aurait attrapé le bras et c’est pour cette raison qu’elle lui a infligé un coup de poing.

Le frère de la victime, âgé de 14 ans, qui a été témoin du drame, réfute ces faits. Il a confié aux policiers de la CID, placés sous la supervision du surintendant de police Shyam Bansoodep, chef de la CID de l’Ouest, que sa belle-mère a donné quatre coups de poing à sa sœur. Cette dernière s’est effondrée peu après.