Tomber amoureux-se de son/sa cousin-e; Voici les conséquences

Rédigé par Wabthomas

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« C’est grave d’être amoureux-se de sa/son cousin-e ? ». « Plus tard est-ce que j’aurais le droit de me marier avec ? ». Quand on est ado, il n’est pas rare de se poser des questions sur l’amour entre cousins. Il est vrai qu’à la différence des frères et sœurs par exemple, les cousins ont légalement le droit de se marier… La loi ne l’interdit pas, mais alors pourquoi ça nous questionne ?

Mon cousin : ce frère, cet ami, cet amour…

Quand on est tout jeune, souvent le cousin ou la cousine est la personne de laquelle on se sent proche, et avec laquelle on a une complicité suffisamment importante pour que l’on s’autorise à avoir des jeux intimes comme celui de « jouer au docteur ». A cet âge de la vie, la notion d’interdit sexuel dans la famille est d’ailleurs encore peu comprise. Plus tard à l’adolescence, l’interdit de l’inceste (c’est-à-dire le fait qu’il est interdit d’avoir des relations sexuelles avec un membre de sa famille) est plus intégré, et ça rend du coup la situation plus compliquée.

Mon cousin ce héros

Et puis, il y a cousin et cousin… c’est vrai. Entre celui/celle que l’on a jamais vu-e et l’autre que l’on voit tous les week-ends depuis toujours, il y a une différence. Pour autant, un cousin reste un cousin. C’est quelqu’un qu’on aime beaucoup, à qui il est facile de se confier, qui nous défend quand on se fait malmener par un-e camarade. Il met plus à l’aise et fait moins peur que les autres.

Quand on est ado on devient plus curieux, on fait de nouvelles expériences, c’est ce qui nous permet d’apprendre les règles de la vie. De plus, les sentiments amoureux se font jour, chose nouvelle. On ne joue plus comme avant, et on a très envie de s’approcher de l’autre sexe qui devient de plus en plus énigmatique. En même temps, on prend conscience de ce qu’est la famille, des liens de parenté qui nous unissent les uns aux autres : alors certes, on ressent beaucoup d’affection pour nos cousins, mais on se rend compte également que les enfants de nos oncles et tantes font partie de cette famille.

Pourquoi on se sent attiré-e ?

L’histoire familiale commune et la complicité fabriquent des liens qui sont rassurants et qui peuvent provoquer une attirance. Même si ces attirances nous gênent ou nous posent question, elles existent et ne sont pas coupables pour autant. Il est vrai que toutes les envies ne peuvent pas être réalisées…. (mal) heureusement ! Certains nouent des relations amoureuses avec leur cousin-e. D’autres se l’interdisent parce qu’après tout il/elle fait partie de la famille, ou s’abstiennent craignant que la rupture amoureuse n’affecte le climat familial. En fait c’est très différent selon les époques et les cultures et c’est peut-être de là que vient le doute dans les esprits…

Et le risque de consanguinité alors ?

C’est vrai qu’épouser son/sa cousin-e revient à faire un mariage consanguin (c’est-à-dire entre personnes du même sang). Si le risque d’anomalies congénitales augmente lorsque l’on se marie entre cousins, celui-ci reste très faible. Toutefois, selon les experts, il est préférable de faire des tests sanguins pour vérifier l’absence de gênes responsables des maladies génétiques les plus fréquentes (la mucoviscidose par exemple).

Et puis finalement, on a peut-être besoin de ces expériences pour accepter que les liens familiaux excluent d’une manière générale toute forme de relation amoureuse. Et en même temps, grandir c’est aussi se rendre compte qu’il reste le monde entier pour trouver son chacun ou sa chacune !

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