Le Haut Commissariat pour les Réfugiés procède au rapatriement des réfugiés congolais en Angola, volontaires pour rentrer dans leur pays, depuis le mercredi 9 octobre. Ils sont déjà environ 12000 à être partis spontanément vers la RDC depuis le mois d’août, avant la mise en place de camions par le HCR. Quelque 4000 Congolais vont maintenant bénéficier de l’aide de l’organisation onusienne pour rentrer chez eux. Précisions avec le représentant du HCR en RDC.

Tous ces réfugiés avaient fui les conflits de la région du Grand Kasaï en 2016. Joint par RFI, Olivier Beer, le représentant adjoint du HCR en République démocratique du Congo nous explique pourquoi les réfugiés ont décidé de rentrer, et les principaux défis qui les attendent à leur arrivée…

« Au début, quand j’ai été visiter ces personnes dans les camps en Angola, elles estimaient que leurs conditions de vie en Angola n’étaient pas parfaites.

Par exemple, elles parlaient de tracasseries au niveau de leurs documents. Elles parlaient du problème de l’éducation qui était en portugais et non en français… Et puis, en plus, elles n’avaient pas la possibilité de s’intégrer, de trouver un emploi… Elles avaient l’impression qu’elles étaient confinées dans le camp. Et, pour toutes ces raisons, souhaitaient rentrer.»

La mission du HCR a consisté à informer les réfugiés désirant revenir au pays des difficultés qu’ils allaient trouver sur place, nous explique Olivier Beer.

« Notre mission consistait à les informer également de la situation en République démocratique du Congo. Oui, ces personnes ne vont plus subir les atrocités qu’elles ont connues. Par contre, au niveau socio-économique, la situation de la province ne s’est pas vraiment améliorée.

L’accès à l’éducation, c’est un grand défi. Les enfants qui vont aller à l’école vont trouver des classes surpeuplées, etc. Soit, d’autres ne pourront pas aller à l’école parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer les uniformes, les kits scolaires, etc. Pour nous c’est vraiment pour toute cette jeunesse qui va revenir le défi majeur ».

Quelque 6.000 personnes sont restées en
Angola

Avec RFI.FR


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